La Cnil a annoncé, dans un communiqué du 30 novembre dernier, avoir refusé la mise en place d’un dispositif biométrique de reconnaissance du réseau veineux des doigts de la main dans une cantine scolaire. Le dispositif en cause avait pour finalité de débloquer le plateau de la cantine, de tenir la comptabilité et de suivre les passages des utilisateurs. La Commission rappelle que « les données biométriques ne sont pas des données à caractère personnel comme les autres » et qu’elles représentent des risques particuliers au regard de la vie privée et des libertés individuelles.

A l’inverse du contour de la main, qui est considéré comme une donnée « peu identifiante » et qui a fait l’objet d’une autorisation de la Cnil en 2006, le réseau veineux du doigt constitue « une technique biométrique plus précise et plus fiable qui n’évolue pas dans le temps et qui permet d’identifier a priori la personne concernée tout au long de sa vie”, souligne la Cnil.

En conséquence, si la base de données de réseau veineux était détournée, « elle pourrait faire peser un risque sérieux sur l’intégrité et la protection des données biométriques des élèves” conclut la Cnil.

Cnil, rubrique Actualité, article du 30 novembre 2011