Tout comme l´utilisation des logiciels libres, le cloud computing se développe, entre autres dans les milieux professionnels.

Le cloud computing ou « informatique dans les nuages », c´est la faculté de disperser des données, informations, documents, systèmes sur des serveurs et infrastructures externes gérés par un ou plusieurs prestataires.

« Les applications et les données ne se trouvent plus sur l´ordinateur local, mais, métaphoriquement parlant, dans un nuage (Cloud) composé d´un certain nombre de serveurs distants interconnectés au moyen d´une excellente bande passante indispensable à la fluidité du système. L´accès au service se fait par une application standard facilement disponible, la plupart du temps un navigateur web ».

( http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing )

Il s´agit d´une dématérialisation des applications, tout comme c´est le cas de « Google docs » qui est disponible gratuitement ou de « Microsoft Office Live Workspace » accessible par les titulaires de la licence Microsoft Office.

Cette virtualisation croissante présente des avantages certains pour les entreprises sur le plan de la flexibilité et de la réduction des coûts IT notamment. Il ressortirait d´une récente enquête que ce sont ces raisons qui motivent de plus en plus d´entreprises belges à recourir à ces systèmes. (« Le cloud computing rend les entreprises belges plus flexibles », 2 avril 2009, http://www.informaticien.be/)

La question du contrôle et de la sécurité est cependant au centre des interrogations en milieu entrepreneurial et à raison.

Sur le plan pratique, il importe que les fournisseurs de cloud computing puissent disposer de certifications de sécurité nécessaires pour que les utilisateurs puissent être garantis.

Sur le plan légal, les risques à prendre en considération sont notamment ceux liés à la continuité des services, au respect et à la protection des données et à la capacité de récupérer ces données.

Pour que la confidentialité des données soit assurée, il importe d´abord de vérifier qu´un chiffrement correct est réalisé et que les données peuvent bien être isolées.

L´éloignement des serveurs implique également de s´interroger sur les questions liées à l´application des législations sur le plan territorial (lieu de l´hébergement des données par exemple).

L´aspect contractuel revêt une importance certaine, les contrats pouvant prévoir l´application d´une législation nationale et le tribunal compétent en cas de litige, ainsi que des clauses de traçabilité. Contrairement à ce que soutiennent certains des prestataires, le simple fait pour eux de bénéficier d´une filiale dans chaque pays d´Europe ne suffit pas à garantir aux utilisateurs qu´ils pourront introduire un recours dans leur propre Etat contre ces prestataires.

Les risques de cette nouvelle virtualisation sont donc encore réels et il importe de prendre ses précautions avant de signer avec un fournisseur de cloud computing (voir notamment les mises en garde reprises dans l´article « Le Gartner identifie sept risques dans le cloud computing » de F. LAMBEL paru dans Le Monde Informatique , édition du 8 juillet 2008, sur http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-gartner-identifie-sept-risques-dans-le-cloud-computing-26520.html).