La question de l’inclusion automatique du seul navigateur Internet Explorer dans le système d’exploitation Windows fait l’objet d’un long bras-de-fer entre la Commission européenne et la société éditrice Microsoft.

La Commission estime en effet qu’en « imposant » son logiciel de navigation internet au sein du système d’exploitation phare du marché des ordinateurs personnels, Microsoft abusait de sa position dominante pour empêcher l’émergence des logiciels de navigation internet concurrents.

En outre, les concurrents de Microsoft s’étaient plaints des difficultés d’accès aux informations nécessaires en vue d’assurer l’interopérabilité de leurs logiciels de navigation avec les systèmes d’exploitation Windows.

On rappellera que Microsoft a par ailleurs été sanctionnée par la Commission pour une pratique similaire portant sur le lecteur Media Player, lui aussi intégré à Windows.

Lors de l’annonce du lancement de la nouvelle version de Windows (baptisée « Windows 7 ») en juin dernier, Microsoft a laissé entendre qu’elle offrirait un système d’exploitation « vierge » en termes d’outil de navigation internet.

Après concertation avec la Commission, Microsoft a quelque peu modifié sa position : le nouveau système d’exploitation sera offert avec la possibilité pour l’utilisateur d’installer le navigateur de son choix.

Microsoft a donc fait un geste significatif dans ce dossier sensible. Il reste cependant à voir quelle sera l’attitude de l’éditeur américain concernant l’accès aux informations nécessaires en vue d’assurer l’interopérabilité des logiciels concurrents avec les systèmes Windows (systèmes clients et serveurs).

La question est très délicate et les enjeux économiques importants. Il est donc probable que Microsoft se montre moins souple à cet égard et que le bras-de-fer avec la Commission européenne se concentre sur ce terrain.